O'Duvals Entertainment

En fait ce n'est une photo de nos studios, je n'ai pas eu le temps d'en prendre une. Cela dit, ça y ressemble.  

Mr Duval est né à Pleyber-Christ dans la Vallée du Queffleuth, pour ceux qui ne connaissent pas c'est en France à peu près ce que San-Francisco est au Etats-Unis (Queffleuth signifie silicone en ancien Breton). Portant déjà un regard critique sur la gentrification de sa ville, il passa une partie de son enfance à Nouakchott, en Mauritanie, pour ne pas subir une enfance trop privilégiée, par principe.

Il entreprit tout de même de brillantes études concrétisées par un diplôme en Charpente Couverture au Centre de Formation des Apprentis Pierre Mendes France, considéré comme l'équivalent de Harvard dans le milieu des écoles de bâtiment rennaises.Il avait alors un pied ambitieux dans le monde de la construction française, et s'implanta alors dans plusieurs régions : Auvergne, Limousin, Alsace, Bretagne et enfin à Besançon, en Franche Comté.

Il faut dire que c'était surtout pour des stages non rémunérés de quelques semaines. Il faut dire aussi que ça tombait en plein pendant la crise du bâtiment de 2009. Qu'à cela ne tienne ! Il décida alors de se diversifier en se tournant vers le divertissement de masse, et d'un pied toujours aussi ambitieux, il fonda O'Duvals entertainment. Dans un élan créatif et entrepreneurial, il récupéra de vieux objets d'un chantier que sa société rénovait et les assembla pour en faire des sculptures évoquant la confrontation de la petite histoire des anciens habitants de l'immeuble avec la grande Histoire (bientôt en 3D sur focuscopus). Le succès populaire fut immédiat, notamment du point de vue de sa maman.

« - C'est de loin la meilleur exposition que j'ai vue, disait-elle, quel talent ! »

Il avait alors les deux pieds dans l'entertainment. Le succès grandissant avec la pression des actionnaires, il décida de délocaliser 100% de la main d’œuvre en Roumanie (à vélo pour minimiser les coûts de l'opération). C'est au cours de ce voyage que Mr Duval eu l'idée de Focuscopus. Il implanta le site de production dans la première ville roumaine traversée, Oradea, et organisa un partenariat avec la société Ink9 pour le développement du site. Le jour même, la valeur en bourse de cette société tripla. Plus tard, il retransféra la direction exécutive en France (en auto stop cette fois-ci) principalement pour profiter des dernières aides fiscales (et aussi parce que le vélo a été revendu à un ferrailleur à prix d'or grâce aux cours avantageux du métal).

Il lance alors le projet à vocation internationale Focus Copus et passe la plus grande partie de ses journées à décliner des propositions de rachat par des sociétés californiennes douteuses. Le week-end, il prend quand même le temps de bidouiller quelques photos en 3D pour décorer le site en attendant que des gens plus sérieux lui en proposent.